développement personnel

5 conseils pour garder le moral durant le confinement

Marcelo matarazzo 389107 unsplash 1Comment garder le moral en temps de confinement ?

 

Pas facile de ne pas sombrer durant cette crise qui touche tous les pans de notre vie, aussi bien les liens sociaux, la famille, les loisirs, le travail et les finances. Les nouvelles à la radio ou aux actualités à la TV ne sont pas très encourageantes. On nous assène des infos négatives. Le temps est à la morosité !

Comment y remédier...?

Voici quelques conseils pour retrouver un meilleur moral

1- faire un peu de sport, pas besoin de matériel, il existe des cours gratuits sur le web, le sport rétablit de manière instinctive un lien avec le corps, c'est une façon de se connecter à soi, à ses perceptions physiques et sensorielles. Le sport stimule les glandes surrénales qui vont synthétiser des anti-inflammatoires, et des hormones du plaisir comme les endorphines. C’est capital et cela permet de nettoyer nos neurones et nos pensées. 

2-  pratiquer 3 minutes de méditation par jour. Respirer, fermez les yeux, posez votre esprit sur le souffle, ressentez les sensations que procurent la circulation de l'air à l'intérieur de votre corps. Si une pensée surgit, ne la prolongez pas, revenez sur votre attention à votre respiration. Inspir: on s'ouvre, expir: on lâche prise

3- cultiver l'optimisme par la pensée positive. Cela n'a rien à voir avec la méthode Coué.  Le confinement génère un sentiment d'impuissance. L’effet collatéral de cet immobilisme contraint est néfaste. Quand on se sent bloqué, l'adversité occupe toutes nos pensées. On commence à déprimer. Mais cette posture ne mène à rien puisque l'adversité existe.

Ce que nous vivons n'est pas vraiment une tragédie, mais une épreuve collective liée à des facteurs externes. Et cette crise passera de toute façon tôt ou tard. C'est le principe de l'impermanence. Rien ne reste éternellement figé, tout passe... 

L'optimisme, dans le fond, c'est un pari sur l'avenir.

4- à la fin de la journée trouvez une petite chose qui vous a réjoui, le sourire de votre enfant, une belle lumière dans votre salon, un câlin avec votre animal de compagnie, un mot gentil de votre compagnon, la bonne odeur d'un petit plat qui mijote, la contemplation des nuages dans le ciel, un livre intéressant, la conversation sur zoom ou au téléphone avec un ami. Bref il existe pleins de petits moments au quotidien qui vous font du bien, le fait de se le remémorer le soir permet de garder très présent en vous les effets positifs de ces petites choses agréables. Au fil des jours cela va nourrir votre confiance en la vie. On appelle cela cultiver le sens de l'appréciation ou du contentement.

5. savoir rendre grâce ou remercier l'univers pour les bienfaits que vous avez obtenus jusqu'à présent. De cette manière vous envoyez à votre cerveau un message très positif, il va anticiper le meilleur et non le pire. Votre esprit a l'habitude de projeter ce qu'il connaît déjà, si vous focalisez vos pensées sur ce qui ne va pas, il va projeter ce négatif. À l'inverse, en concentrant vos pensées sur ce que vous avez obtenus de bon, votre inconscient va programmer un futur serein. Remercier, c'est activer la foi en la vie, croire au possible. 

Pourquoi rêvons-nous ?

Mug 3403963 960 721Lors de ses séances psy, Carl Gustav Jung, voyant se débattre la personne avec ses problèmes en apparence insolubles, lui demandait:

"Et que disent vos rêves en ce moment ?"

Cette question saugrenue avait l'habitude de surprendre les gens qui venaient le voir. Dans une expression entremélée de perplexité et d'étonnement, ils semblaient choqués, à l'évidence pour eux cela n'avait aucun rapport. Aujourd'hui encore, on considère que cela ne veut rien dire, les rêves paraissent grotesques, bizarres, inquiétants, absurdes, sans intérêt, etc.

A l'inverse Jung considérait les rêves avec la plus grande attention. Pour lui tout était dit dans le rêve, tout dans le rêve que ce soit les objets, les personnages et les lieux, tout représentent le rêveur. Ce sont les différentes part de lui à l'intérieur de sa psyché.

Voici ce que selon Jung contient un rêve:

- la problématique

- la résolution

- le pronostic

On peut même y voir ce qui relève de la synchronicité, parfois un rêve annonce un futur probable. Il montre la voie à prendre, ce qui va dans le sens de l'évolution de la personne.

C'est donc comme le dit aussi Freud, la voie royale pour aller à la rencontre de son inconscient. Je vous invite à écrire vos rêves dans un carnet et à les considérer avec plus d'égard, car ils contiennent les clés de votre réalisation.

Et vous, de quoi rêvez-vous en ce moment ?

Le vilain petit canard décrypté

Voici un nouveau format des vidéos que je poste régulièrement sur ma chaîne youtube "La psy de Sophie". Désormais je décrypte les contes oralement. Voici le vilain petit canard jolie parabole sur le processus d'individuation. Si ça vous parle, merci de liker, de vous abonner et de partager !

KIRIKOU décrypté

Voici la dernière vidéo sur les contes de fées décryptés. Cette fois-ci c'est un joli conte africain, KIRIKOU et la SORCIERE , conte exotique et très porteur au niveau symbolique. Kirikou est un petit garçon malin aux prises avec une soricière maléfique. Que signifient psychologiquement les protagonistes de cette histoire? La réponse dans cette vidéo! N'hésitez pas à vous abonner à ma chaîne La psy de Sophie, à liker et à partager !

Hansel & Gretel décrypté

Voici la dernière vidéo publiée sur ma chaîne Youtube "La psy de Sophie". Que signifie le conte Hansel et Gretel ? Plongés dans la forêt, 2 enfants vont devoir affronter un archétype féminin ambivalent... Que raconte cette histoire du double visage de la vieille mamie ? Sur quoi porte la résolution du conte ? Réponse dans cette courte vidéo. N'hésitez pas à liker et à partager !

L'archétype du Soi

Aussi longtemps que le Soi n’est pas incarné, c’est-à-dire aussi longtemps qu’il n’est pas relié à la conscience, son action, comme celle de tout contenu archétypique inconscient, est tour à tour salutaire et destructrice. Sa capacité individuante reste virtuelle. Il ne naît véritablement qu’en passant "de l’état potentiel à l’état actuel" par la venue à la conscience de ses contenus.
Nous créons en quelque sorte le Soi par la prise de conscience de contenus inconscients en même temps que nous avons "la révélation" d’un être qui préexistait au moi, qui était son créateur et son intégralité. Dans cette prise de conscience, le moi perd l’illusion de son autonomie, ce qui le délivre de l’enfermement dans une subjectivité surévaluée tout en l’établissant dans le sentiment juste de l’importance de son rôle. Le centre de la personnalité ne coïncidera plus avec le moi, mais sera figuré par un point à mi-chemin entre le conscient et l’inconscient. Ce point sera le centre de gravité du nouvel équilibre et correspondra à un recentrage de la personnalité globale, ce qui conférera à celle-ci "un fondement nouveau". C’est là, pour l’individu, la réalisation de lui-même en même temps que la réalisation de son Soi. La prise de conscience de l’archétype du Soi, se fait à travers l’émergence du  symbole. Le symbole est le Soi en acte.
(…)
Ombre soi
D’une façon générale, le symbole peut être défini comme une conjonction  d’opposés psychiques (par exemple du différencié et du primitif, du spirituel et du sensuel, du bien et du mal…), qui se produit lorsque le moi, en "violente désunion" avec lui-même, forcé de reconnaître sa  participation inconditionnée à chacun des opposés, se trouve suspendu entre eux, dans un état de tension extrême et de paralysie vitale.
L’inactivité de la conscience entraîne alors un reflux de l’énergie qui réveille l’activité de l’inconscient où toutes les fonctions différenciées ont leur source archaïque commune, et cette activité de l’inconscient met à  jour un contenu constellé autant par l’un des opposés que par l’autre, l’unilatéralité de chacun se trouvant compensée par la présence de l’autre dans ce nouveau contenu. Celui-ci, dans lequel les puissances opposées s’unissent dans une pente d’énergie, est le symbole, tierce réalité qui participe à la nature de l’une et de l’autre et qui est donc une forme "libre d’opposition".
Le symbole libère le moi de la dissociation et de la prison des contradictions insolubles en lui révélant dans la psyché un dynamisme créateur qui agit par l’union des contraires, ce qui pourrait être une définition de l’archétype du Soi. C’est par le symbole que s’établit la relation entre la conscience et l’archétype du Soi et il est même juste  de dire que si cette relation ne constitue pas le Soi, elle seule permet au Soi de "s’actualiser", de se réaliser. L’expérience du symbole, ou du Soi, est fondatrice, unifiante et transformante : le moi ne se perçoit plus comme autonome et isolé ; il ne se perçoit pas non plus comme opposé ni soumis au Soi, mais comme "adjoint" au Soi et tournant  en quelque sorte autour du Soi comme la Terre autour du Soleil.
 
C.G. Jung - Dialectique du moi et de l’inconscient (Folio)